Antibes: Un crâne retrouvé avec l’inscription «mort aux pédophiles»

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Au large d’Antibes, en mai 2013. (Photo Patrice Coppée. AFP)

Mystérieuse découverte d’os humains en Méditerranée

Un os du bras correspond à l’ADN d’un jeune homme disparu depuis près de vingt ans, tandis qu’un crâne porte l’inscription «mort aux pédophiles». Une enquête pour «homicides» a été ouverte.

Quelques os et un crâne portant l’inscription «mort aux pédophiles» retrouvés sous la mer à Antibes: l’énigme autour des restes de quatre personnes, dont un jeune homme disparu voici vingt ans, reste entière au moment où une enquête pour «homicides» a été ouverte mercredi.

Les 10 et 27 février, un plongeur puis des gendarmes avaient repêché près d’un chemin côtier d’Antibes, à six mètres de fond, un fémur, deux humérus, un crâne et un morceau de mandibule, a détaillé mercredi le procureur de Grasse, Georges Gutierrez. Les tests ADN effectués ont révélé qu’ils appartenaient à deux hommes et deux femmes.

L’humérus masculin est celui de Stéphane Hirson, un jeune homme de Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne) porté disparu début 1994, juste avant ses 18 ans, comme l’avait révélé mardi à l’AFP Christian Girard, procureur de Meaux, avant de transférer le dossier au parquet de Grasse. Le procureur de Grasse a annoncé mercredi l’ouverture d’une information judiciaire pour «homicides volontaires, séquestrations, enlèvements et recel de cadavres» pour «essayer de découvrir à qui appartiennent les autres ossements et si ces personnes ont été tuées volontairement».

«Nous sommes devant une série d’énigmes», a-t-il souligné. Le crâne masculin porte en particulier l’inscription à la main, à l’encre indélébile, «mort aux pédophiles», légèrement effacée en raison de son séjour dans la Méditerranée. L’enquête diligentée après la disparition de Stéphane Hirson «n’avait pas permis de retenir l’hypothèse criminelle, on parlait d’une fugue», a précisé Gutierrez. Le jeune homme n’avait «pas de raison de venir sur la Côte d’Azur, mais il semble qu’il avait exprimé son vœu d’aller en Espagne».

Pour l’instant, seuls des examens ADN ont été effectués sur les ossements retrouvés en février. Ces tests révèlent notamment que les humérus et le fémur appartiennent à des personnes de moins de 30 ans, le crâne étant celui d’un homme de moins de 50 ans. D’autres analyses techniques viseront à déterminer depuis combien de temps les os étaient au fond de l’eau. Le procureur espère aussi pouvoir dater l’étrange inscription sur le crâne. Des recherches en mer devraient être entreprises pour tenter de retrouver d’autres ossements potentiellement entraînés plus loin par les courants.

RÉGULIÈREMENT L’ESPOIR RENAISSAIT

La mère du jeune homme identifié, qui n’a jamais perdu espoir pendant vingt ans, ne souhaitait pas s’exprimer mercredi. Quand elle a appris la nouvelle mardi soir, c’était «le choc, l’émotion, la tristesse et la colère d’apprendre ça par les journalistes», a confié à l’AFP une cousine proche du disparu, Valérie Cormier Magraner. Il faut «retrouver le corps pour qu’on puisse l’enterrer, faire une cérémonie», a-t-elle insisté.

Pour Valérie Cormier Magraner, le dossier de la disparition est «parti aux oubliettes de la justice» et la famille, désespérée, a eu l’impression pendant vingt ans de «se battre contre des montagnes». Elle avait même encore récemment écrit au gouvernement pour relancer l’enquête. «On avait l’idée de revoir» Stéphane, a ajouté sa cousine, déplorant que la famille n’ait «jamais été prise au sérieux» par la police.

La famille guettait toute information et, régulièrement, l’espoir renaissait, comme par exemple récemment lorsqu’une personne avait dit l’avoir vu à Châtelet-Les Halles, dans le métro parisien, et l’avait filmé avec son portable. «Nous sommes allés voir (la vidéo), il y avait une vraie ressemblance, j’ai encore écrit au parquet», qui a relancé des investigations, relate-t-elle.

Le jeune homme, qui avait arrêté ses études en 3e, voulait être ébéniste. Il avait fait«un séjour à l’hôpital psychiatrique mais c’était pour des crises de nerfs», se souvient sa cousine. «Ce n’est pas qu’il était déséquilibré, il avait juste des moments de colère.»

Stéphane était l’aîné de trois enfants. La mère, séparée du père, est partie vivre en Espagne. Le jeune homme aux cheveux blonds et aux yeux bleus avait quitté le domicile parental le 11 février 1994 à 7 heures pour rejoindre un ami à la gare de Meaux et aller à l’ANPE. Il n’est jamais arrivé au rendez-vous.

AFP

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France 3 Côte d’Azur –  Des os repêchés au large d’Antibes, la piste d’un jeune disparu il y a 10 ans évoquée :
La police a repêché au large d’Antibes (Alpes-Maritimes) des ossements semblant appartenir à plusieurs personnes, dont une partie, selon des analyses ADN, à un jeune homme disparu il y a près de 10 ans en Seine-et-Marne, Stéphane Hirson.

hirson_1                                               © Personnesdisparues.com

Les enquêteurs ont retrouvé « en milieu marin un certain nombre d’ossements, dont un os ou une partie d’os qui pourrait venir » du corps de Stéphane Hirson, un jeune homme de Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne)  porté disparu début 1994, juste avant ses 18 ans, a déclaré Christian Girard, le procureur de Meaux.

Les ossements ont été « retrouvés en mer, à proximité du rivage, à l’aplomb d’un chemin côtier », a-t-il ajouté.

Plusieurs victimes différentes

Ces os ont été retrouvés dans une zone de quelques mètres carrés, et appartiendraient à plusieurs victimes différentes. Les policiers ont notamment repêché un crâne gravé de l’inscription « mort au pédophile », a affirmé une source proche de l’enquête, ce que le parquet de Meaux n’était pas en mesure de préciser.

Concernant l’ossement qui semble appartenir à Stéphane Hirson, « de l’ADN a été prélevé sur la mère », et « une comparaison génétique (avec l’os) n’exclurait pas un lien » avec elle, a poursuivi le procureur.

Cette femme « avait à plusieurs reprises cherché à faire relancer les investigations, ce qui avait été fait de manière infructueuse jusqu’à présent », a-t-il souligné.

Suite à une émission de télévision, de nouveaux témoignages de personnes rapportant avoir vu Stéphane avaient été recueillis et étaient en cours de vérification, a-t-il ajouté, mais « la découverte (des ossements) remet les choses en l’état ».

Plusieurs appels pour le retrouver

Les proches de Stéphane Hirson avaient lancé plusieurs appels pour le retrouver, notamment sur internet. Le jeune homme aux cheveux blonds et aux yeux bleus avait quitté le domicile de ses parents le 11 février 1994 à 07H00. Parti « sans papiers ni argent », « il avait rendez-vous avec un ami pour aller à l’ANPE de Meaux. Il n’est jamais arrivé au rendez-vous avec cet ami », expliquent-ils dans leur avis de recherche.

Le parquet de Meaux s’est dessaisi de l’enquête au profit des juges de Grasse.
France 3 Côte d’Azur

0377                Georges Gutierrez, le procureur de la république de Grasse, saisi de l’affaire.

« C’est une affaire exceptionnelle, je n’ai jamais vu ça dans ma carrière ». Le procureur de la République de Grasse (Alpes-Maritimes) en charge du dossier, Georges Gutierrez, a indiqué ce mercredi matin au cours d’une conférence de presse que ce sont des ossements humains appartenant à quatre personnes au moins qui ont été sorties de l’eau les 10 et 27 février dernier, en contrebas du chemin des contrebandiers à Antibes.

Les analyses ADN ont permis de déterminer qu’il s’agit d’ »un fémur féminin, de deux humérus, l’un masculin l’autre féminin, d’un crâne masculin et d’un morceau de mandibule ». L’humérus masculin a été formellement identifié : il s’agit de Stéphane Hirson, un jeune homme de Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne) disparu le 9 février 1994 alors qu’il allait avoir 18 ans. Cette découverte reste une énigme car Stéphane Hirson n’avait « pas de raison d’être sur la Côte d’Azur. Il semble qu’il avait exprimé son vœu d’aller en Espagne. »

« Il y a mille questions sur cette affaire »

Les autres restes humains n’ont pas encore été identifiés. « Tous les ossements ont moins de trente ans, le crâne a moins de cinquante ans mais aucun ne correspond à un enfant » a simplement indiqué le magistrat. Il a également précisé qu’il est trop tôt pour dire s’ils ont subi des violences. Le crâne porte en revanche une inscription « Mort aux pédophiles » , inscrite à l’encre indélébile au niveau du front.

« Il y a mille questions sur cette affaire, on ignore comment ces ossements sont arrivés là, combien de temps ils sont restés dans l’eau, de quand date l’inscription au marqueur sur le crâne… » a conclu le procureur de la République de Grasse. Ce mercredi après-midi il va ouvrir une information judiciaire pour « homicides volontaires, séquestrations, enlèvements et recel de cadavres ».

metronews.fr

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